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La bastide de Sainte-Foy-la-Grande vous accueille à la croisée de la Gironde, de la Dordogne et du Lot-et-Garonne.

Un peu d’histoire

Créée par Alphonse de Poitiers en 1255, Sainte-Foy-la-Grande est la bastide la plus ancienne de Gironde. La bastide est créée sur un territoire presque vierge de toute construction au 13ème siècle.  On sait toutefois que l’abbaye de Conques avait fondé en 812 un établissement religieux sur l’emplacement de la bastide de Sainte-Foy.

En 1377, le duc d’Anjou, après avoir pris Bergerac, se rend devant Sainte-Foy. La garnison, peu nombreuse, malgré ses fortes murailles, se rend en vingt-quatre heures. La ville est pillée. Les français gardent peu longtemps leurs conquêtes. Dès lors, jusqu’au milieu du XVème siècle, Sainte-Foy coule une vie paisible, fidèle au roi d’Angleterre. En 1450, les Français assiègent la ville. Après la prise de Castillon, elle se range au côté du roi de France qui confirme ses anciens privilèges. En 1498, les coutumes de la ville sont confirmées. Dès 1571, le Protestantisme s’implante à Sainte-Foy-La-Grande et cette ville devient l’une des places fortes protestantes de l’Agenais.

Une ville prospère grâce au vin

Dès le Moyen-Age, Sainte-Foy-La-Grande bénéficie de la prospérité grâce au commerce du vin qui a pour théâtre son port, situé à l’écart de la ville. Sous la domination anglaise, les vins sont expédiés sur des gabarres vers Libourne ou Blaye pour être embarqués sur les navires de haute mer à destination des îles britanniques. Les vins de Sainte-Foy-La-Grande sont exportés vers la Hollande après la révocation de l’Edit de Nantes. De nombreux protestants de la région ont alors choisi l’exil vers ce pays.

Des activités liées à la vignes et à la navigation se développent fortement : tonneliers et charpentiers de la marine installent leurs ateliers le long de la rivière. A cette époque aussi, le transport fluvial des blés et froments du pays participe aussi à la richesse de Sainte-Foy.

Un patrimoine de caractère

Sainte-Foy est originale par son plan orthogonal, divisé par des rues droites qui se coupent en angle droit. La place excentrée est entourée de couverts (ou arcades) qui subsistent sur 3 côtés. A l’origine, la ville est entourée de murailles : les portes et les remparts ont disparu au XIXème siècle. 

De nombreuses maisons remarquables sont présentes dans de nombreuses rues de la bastide. C’est notamment le cas de l’Office de Tourisme qui occupe une imposante maison à colombage à deux étages. Dans un angle de la maison, on peut y voir une tourelle le long des deux étages. Cette « tour d’ennoblissement » a été ajoutée par le consul qui a obtenu le droit de l’ériger en reconnaissance des services rendus au roi. On observe également à côté de l’Office de Tourisme une maison à colombages qui possède des petites sculptures en bois sur les poutres de la façade avant.

Une bastide aux personnages illustres

Sainte-Foy-La-Grande n’est pas seulement célèbre pour son patrimoine bâti, elle l’est aussi par des personnages illustres, qui y sont nés et qui y ont vécus tout au long du XIXème siècle et au début du XXème siècle.

  • Des médecins : Louis Pierre GRATIOLET (1815-1865) et Paul BROCA (1824-1880).
  • Elisée RECLUS (1830-1905), issu d’une famille protestante de 14 enfants. Géographe et théoricien de l’anarchisme.
  • Onésime et Armand RECLUS qui se sont distingués par ses études concernant le canal de Panama.
  • Elie FAURE (1873-1937), auteur d’une célèbre Histoire de l’Art en quatre volumes.