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Découvrez la plus belle rivière de France, de l’embouchure à l’estuaire!

La Dordogne est l’une des rivières les plus connues en France offrant un cadre exceptionnellement préservé.

D’une longueur totale de 483 km, la rivière Dordogne traverse six départements, le Puy-de-Dôme, le Cantal, la Corrèze, le Lot, la Dordogne et la Gironde. Et ainsi trois régions : l’Auvergne Rhône Alpes, l’Occitanie, et la Nouvelle Aquitaine.

La Dordogne se jette au niveau du bec d’Ambès dans la Gironde, l’estuaire commun qu’elle forme avec la Garonne.

C’est la seule rivière de France dont tout le bassin a été classé Réserve Mondiale de Biosphère par l’UNESCO et site naturel inscrit à Natura 2000.

La rivière Dordogne est source de grandes richesses et d’activités, avec la pêche, puis avec la construction de moulins, et ensuite grâce au transport de marchandises sur des bateaux à fond plat appelés gabares. La baignade et le canoë y sont pratiqués pendant la saison estivale ainsi que la chasse aux canards en hiver. De nombreux sentiers balisés constituent aussi un véritable maillage de promenades bucoliques à pied ou à vélo.

Autrefois généreuse en saumons comme l’attestent des vestiges rupestres ou des écrits, la Dordogne est encore très poissonneuse avec notamment la perche, le brochet, la carpe, la tanche.

Les espèces migratrices comme la lamproie fluviatile, l’alose feinte, la grande alose, le saumon, la truite de mer et l’anguille, prennent l’ascenseur au Barrage de Tuilières, près de Lalinde, en Dordogne, pour revenir jusqu’à la Dordogne afin d’y frayer. Attention, l’anguille ne migre pas dans le même sens que les autres espèces : elle naît en sargasses et vient vivre en rivière. Des oiseaux sont également présents sur le linéaire de la Dordogne.

Attention toutefois de ne pas croiser le terrifiant Coulobre, serpent géant (et heureusement mythique !) de la Dordogne qui faisait disparaître les gabariers.

Les crues de la Dordogne

Depuis toujours, les rivières débordent. C’est connu ! La Dordogne ne fait pas exception, même si son flux est désormais surveillé et régulé par quelques (10 !) barrages. Construits entre 1843 et 1957, ils s’échelonnent des monts Dore, où elle prend source, jusqu’à Bergerac, au barrage de Salvette.

Les crues de printemps ou d’hiver participent encore régulièrement à l’actualité locale, mais elles ne sont pas aussi impressionnantes que quelques inondations historiques.

Imaginez la bastide recouverte par les eaux jusqu’au premier étage des maisons. L’utilisation de la pierre, au rez-de chaussée des maisons, n’est pas un choix anodin ! Les habitants se déplacent en barque dans les rues. C’est arrivé en 1843, 1912 et 1944. Ces années-là, l’échelle de crue à Bergerac a mesuré une crue d’une hauteur de plus de 10m… En 1843, la crue a d’ailleurs été tellement violente qu’elle a endommagé les murs d’enceinte de la bastide.

La dernière grande crue centennale a eu lieu en décembre 1944 (mesurée à 10m50 à Bergerac). La plaine était submergée. A nouveau, les habitants ont sorti leurs barques pour circuler. L’eau arrivait au niveau du tablier du pont suspendu de Sainte-Foy la Grande mais… dans tous les cas, il n’était pas possible de l’emprunter depuis quelques mois : dynamité en 1940 puis à nouveau au lendemain du débarquement en juin 1944, le pont ne fut réparé qu’en 1947.

Ainsi, les bateliers encore présents ont pu se rendre utile, même jusqu’au milieu du XXe siècle ! Pour découvrir la navigation et en connaître un peu plus sur les crues, rendez-vous en famille sur le parcours des Pistes de Robin.

Source (carte et recherches historiques) : les amis de Sainte-Foy et de ses environs : https://www.saintefoylagrandehistoire.com/ – D’après le bulletin 2020 des amis de Sainte-Foy, au fil de la Dordogne